Le deux poids deux mesures macronien
C‘est une scène hallucinante qui a été enregistrée et diffusée sur les réseaux sociaux par la chaîne anglaise SkyNews. Les images ont été tournées à Paris, dimanche soir, dans un des bars aux abords des Champs-Elysées. Des dizaines de supporters du PSG, dont des femmes et des enfants étaient venus assister à la retransmission de la finale de la Ligue des Champions. La foule semble détendue, l’ambiance amicale.
Soudain, environ quinze policiers font irruption dans le bar exigu, et les coups de matraque se multiplient sur les supporters dont certains, ahuris, semblent mettre plusieurs secondes à comprendre ce qu’il se passe et qui sont les hommes qui viennent les frapper gratuitement. Car ce soir-là, dans ce bar, il n’y avait ni casseur ni délinquant, mais simplement des fans de football qui ne portaient pas de masque et qui ne respectaient pas les règles en vigueur de distanciation sociale.
Une intervention policière extrêmement choquante, quant on sait qu'à l'extérieur, des casseurs se déchaînent sur les pavés parisiens, que des magasins sont en train d’être pillés et que de nombreuses voitures brûlent. Serait-ce plus facile et confortable de s'en prendre à un groupe qui ne représente pas de menace pour l'ordre public, plutôt que d'affronter les casseurs ?
D’ailleurs, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ce soir-là, 151 personnes ont été placées en garde à vue dont 49 mineurs. Dans le même temps, plus de 400 personnes ont été verbalisées pour non-port du masque. Stanislas Gaudon, du syndicat d’Alliance, a assuré à Checknews que des Brigades de répression des actions violentes motorisées (BRAV-M) ont été envoyées dans les bars pour vérifier le port du masque dans les bars. Elles n’étaient donc pas disponibles sur les lieux où se déchaînaient les casseurs. L’ illustration parfaite de l’incompétence du préfet de police de Paris... à moins que ce soit le fruit d’une volonté délibérée ? Quant au ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, il a simplement publié un message sur Twitter, évoquant la « sauvagerie des délinquants » et des « débordements inadmissibles».
Un peu léger... mais comment en serait-il autrement, quand on constate l’exceptionnelle mansuétude dont les casseurs profitent chaque fois un peu plus ?
Publié le 26 août 2020 sur front populaire.fr